Des bouts de rêve

Aller au contenu |Aller au menu |Aller à la recherche

samedi 16 juin 2007

Absorption

Au commencement, il y a un morceau de bois et un homme. L'homme pense. Il essaye de s'imaginer la forme à donner à ce support. Puis, il y a l'esprit de l'homme, sa main, l'outil et finalement ce support. Tout est divisé.
L'homme travaille, l'ébauchon prend forme, il devient une ébauche et puis... c'est tout. Il y a quelque chose qui cloche. Il sent que les lignes ne sont pas harmonieuses. Finalement, il se relaxe et s'abandonne.
Pendant un instant la bruyère, l'outil et le pipier ne font qu'un. Osmose, folie créatrice, la bruyère prend vie, l'ébauche devient pipe. Un ruban de Moebius se forme dans ce nouvel organisme. Le temps disparaît, dans ce microcosme fermé sur lui-même l'énergie circule telle une comète dans l'Espace. La pensée et l'acte sont confondus.
Retour à la réalité : une pipe, un pipier. Séparation.


Un réel s'est créé dans lequel ça crée. C'est un big bang intérieur.

lundi 16 octobre 2006

C'est difficile d'être heureux
Mais il serait idiot de mourir avant d'avoir essayé...

mercredi 15 mars 2006

Etat de confusion

Il est 9h30, mais déjà 9h30 ou seulement 9h30 ? D'habitude je sais à quoi m'en tenir mais aujourd'hui je n'en sais rien : à la fois le temps m'a semblé passer vite, à la fois celui qui reste avant la fin de la journée me semble long. Quelle est la juste perception ?

Suis-je en train de rêver ? Suis-je encore dans mon sommeil, rêvant que je m'étais levé pour aller travailler ? Mes souvenirs sont-ils réels ou sont-ils des informations du rêve qui se mêlent à de vrais souvenirs ? Où donc est la réalité ? Je perds pied, je nage dans l'océan, je ne suis qu'une goutte, je suis tout et rien.

Ce fromage que j'ai dégusté à midi est-il palpable, et cette saveur de tabac tourbé, le bruit de cette allumette qui s'enflamme : ne seraient-ils que des informations ?

Et cette confusion est-elle un état de lucidité ou un délire ? Suis-je dans le bardo ? Suis-je seulement ? Qui pose cette question ?
Lucie dit "t'es!" mais rien n'est moins certain. Le doute a creusé une brèche : aurai-je le courage de m'y engouffrer ?

dimanche 12 mars 2006

L'homme est-il vraiment à la recherche du bonheur ?

Le bonheur ce n'est pas le confort. Et le confort ne fait pas le bonheur. La recherche du bonheur peut nous demander de nous séparer de notre confort.
Pourtant, nous vivons et avons été éduqués avec la notion de confort. Logiquement, nous avons alors tendance à le rechercher même s'il ne contribue pas à notre bonheur. En même temps, étant éduqué avec la croyance que le confort apporte le bonheur, nous pensons y parvenir par ce biais. Or, l'échec se trouve souvent au tournant mais on s'entête car on ne comprend pas.

Le confort peut même nous amener au nihilisme et à l'immobilisme, de peur de perdre ce peu de confort. Peut-être aussi avons-nous peur du bonheur car il nous demande de nous séparer de notre confort, parcequ'on ne s'en sent pas dignes ou capables...

Atteindre le bonheur peut demander beaucoup de sacrifices, d'inconfort et beaucoup de temps également mais n'est-ce pas la seule chose qui en vaille la peine ?

Pour finir, un extrait de poème du Lama Guendune Rinpoché :

Le bonheur ne se trouve pas avec effort et volonté,
Mais réside là, tout proche,
Dans la détente et l'abandon.
Ne sois pas inquiet, il n'y a rien à faire.
Tout ce qui s'élève dans l'esprit n'a aucune importance.
Parceque dépourvu de toute réalité.
Ne t'attache pas aux pensées, ne les juge pas.
Laisse le jeu de l'esprit se faire tout seul,
S'élever et retomber,
Sans intervenir.
Tout sévanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Cette quête même du bonheur est ce qui t'empêche de le trouver.