Je regardais le JT, il y a quelques jours, la présentatrice y disait que le taux d'abstention aux régionales n'avait jamais été si élevé. Peu de temps après, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres un petit papier qui m'a rappelé à quel point on nous prend pour des enfants. Si t'es citoyen, si t'es responsable, mon vieux, va voter. Voilà ce qu'il me disait ce papier. Cela m'a rappelé une chanson d'Alain Souchon : Foule sentimentale, il faut voir comme on nous parle...

Je ne suis pas analyste politique mais il n'y a pas besoin d'avoir fait sciences po pour comprendre que le peuple ne sait plus choisir entre le pire et le pire. Je ne vais pas exposer mes idées politiques. Je n'ai pas d'idées politiques. Je ne suis pas de gauche, je ne suis pas de droite et je ne suis pas au milieu. Je suis un Français moyen qui travaille pour vivre chaque jour. Et je ne me sens pas concerné par tous ces beaux discours qui auront pour but, d'un côté comme de l'autre, que d'expliquer pourquoi on prend toujours plus aux gens honnêtes et travailleurs.

La télévision dans tout cela. Elle est là pour faire passer la pilule : pendant que le Français moyen regarde la télé, il ne pense pas. Nourrissons-le de télévision et donnons-lui l'impression qu'il peut changer quelque chose avec son vote. Donnons-nous une existence et un semblant de liberté à travers une existence virtuelle. Il est rassuré, il a plein d'amis, ouais. C'est facebook qui le dit !

Ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'il est loin le temps où "Liberté, égalité, fraternité" avait encore une valeur. On nous interdit de fumer, pour notre plus grand bien. On nous dit que boire c'est mal, que manger c'est mal, pour notre plus grand bien. Comme on nous parle...

Il y a quelques jours, j'ai lu qu'on avait interdit l'affiche "J'accuse" de Damien Saez dans le métro. Cela ne m'a guère étonné, après la censure de l'affiche de l'exposition de Jacques Tati. Après la censure culturelle sous couvert de la santé, pourquoi ne pas censurer le droit de penser ?


Saez - J'accuse